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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 07:39

 Pour les jeudis en poésie des" croqueurs de mots", chacun choisit son thème .

J'ai choisi cet extrait  du "phare des Sanguinaires "     d'Alphonse Daudet    , qui est de circonstance:

phare.jpg

"Cela m'a rappelé tout à fait mes belles insomnies d'il y a trois ans, quand j'habitais le phare des Sanguinaires, là bas, sur la côte corse, à l'entrée du golfe d'Ajaccio.
Encore un joli coin que j'avais trouvé là pour rêver et pour être seul.


Figurez-vous une île rougeâtre et d'aspect farouche ; le phare à une pointe, à l'autre une vieille tour génoise où, de mon temps, logeait un aigle. En bas, au bord de l'eau, un lazaret en ruine, envahi de partout par les herbes ; puis des ravins, des maquis, de grandes roches, quelques chèvres sauvages, de petits chevaux corses gambadant la crinière au vent ; enfin là-haut, tout en haut, dans un tourbillon d'oiseaux de mer, la maison du phare, avec sa plate-forme en maçonnerie blanche, où les gardiens se promènent de long en large, la porte verte en ogive, la petite tour de fonte, et au-dessus la grosse lanterne à facettes qui flambe au soleil et fait de la lumière même pendant le jour...

 

Voilà l'île des Sanguinaires, comme je l'ai revue cette nuit, en entendant ronfler mes pins. C'était dans cette île enchantée qu'avant d'avoir un moulin j'allais m'enfermer quelquefois, lorsque j'avais besoin de grand air et de solitude.
Ce que je faisais ?
Ce que je fais ici, moins encore. Quand le mistral ou la tramontane ne soufflaient pas trop fort, je venais me mettre entre deux roches au ras de l'eau, au milieu des goélands, des merles, des hirondelles, et j'y restais presque tout le jour dans cette espèce de stupeur et d'accablement délicieux que donne la contemplation de la mer....

 

D'ailleurs  le récit de Daudet peut vous donner des idées pour le défi 109 !

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 15:06


 Merci pour les avis de recherche que vous avez lancés et les mails que vous m'avez envoyés, suite à ma disparition impromptue  et mystérieuse ,de la sphère d'OB!

Non, la Corse n'a pas coulée

Non , mon village n'a pas été submergé par  un tsunami

Non, le nuage islandais   ne m'a pas enveloppé dans sa dangereuse ouate phosphorée

Non , le FLNC ne m'a pas enlevée, en échange de  la libération de Colonna

Non, je ne suis pas tombée avec mon ordi dans le bassin d'arrosage près de mon jardin.


Je serais bien incapable de vous dire ce qui est arrivé!!L'essentiel est que je sois réapparue comme le soleil du matin , comme l'arôme du bon café, comme la chantilly sur une glace ..Comme la réforme des retraites ..

Quoi ?Je suis  prétentieuse?

Vous croyez? Non ...?


 

 

Pour le jeudi en poésie"  la vieille maison"

corsica moriani 8 (6)

 

Ce n’est qu’une maison, et rien qu' une chaumière.
Une glycine bleue court sur la vieille pierre.
Des roses, des lilas au printemps voient le  jour,
Et des bouquets de buis se dressent tout autour.
On voit devant la porte un vieux banc vermoulu.
Mais depuis bien longtemps, nul ne s’y assoit plus.
Personne ne vient plus tirer le seau rouillé
Du puits abandonné sous novembre mouillé

 

Le jardin envahi par l’ortie qui le cerne
Ne donne que chiendent, folle avoine, luzerne.
Un volet claque au vent quand le temps est en rage.
La grille en fer forgé qui grince sous l’orage
A depuis bien longtemps perdu gonds et verrous.
Du temps qu’elle vivait, vous en souvenez-vous,
La maison résonnait de rires et de chants.
Qu’elle est triste à présent, sous les soleils couchants.


Naguère, dans la cour, si j’ai bonne mémoire,
Accrochée au tilleul pendait la  balançoire.
Souvent, dans la soirée, sous le ciel des étés,
De joyeux cris d’enfants, par le vent apportés,
Disaient assez combien les gens étaient heureux
Dans la maison modeste, avec ses volets bleus.

  persienne.jpg

 

Mais le temps a passé, mais le temps s’est enfui.
Les enfants ont grandi, chacun d’eux est parti
Pour aller vivre ailleurs, au pays d’à  côté,
Et dans l’humble maison, seul l’aïeul est resté,
Qui a vécu un peu, et puis s’est endormi,

Tout doux, tout doucement, un soir de mai joli.

 

 

Prisonnière depuis de la ronce qui croche,
La maison aux yeux clos est là, comme un reproche.
Mais j’espère pourtant qu’à la belle saison,
Le bonheur reviendra dans la vieille maison.
Alors, les soirs d’été, nous entendrons souvent,
De joyeux cris d’enfants, apportés par le vent.

TREMPO4

 

Auteur inconnu

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 09:37

 

Pour le jeudi en poésie de Brunô,link

voici un texte d'Alphonse Daudet  ( 1840-1892) tiré des "Lettres de mon moulin" .           INSTALLATION; je l'avais appris en classe;

J'adore les "lettres de mon moulin" .

 

moulin-daudet1

Ce sont les lapins qui ont été étonnés !... Depuis si longtemps qu'ils voyaient la porte du moulin fermée, les murs et la plate-forme envahis par les herbes, ils avaient fini par croire que la race des meuniers était éteinte, et, trouvant la place bonne, ils en avaient fait quelque chose comme un quartier général, un centre d'opérations stratégiques : le moulin de Jemmapes des lapins... La nuit de mon arrivée, il y en avait bien, sans mentir, une vingtaine assis en rond sur la plate-forme, en train de se chauffer les pattes à un rayon de lune... Le temps d'entrouvrir une lucarne, frrt !
voilà le bivouac en déroute, et tous ces petits derrières blancs qui détalent, la queue en l'air, dans le fourré.
J'espère bien qu'ils reviendront.

lapin124jp9eo3
Quelqu'un de très étonné aussi, en me voyant, c'est le locataire du premier, un vieux hibou sinistre, à la tête de penseur, qui habite le moulin depuis plus de vingt ans. Je l'ai trouvé dans la chambre du haut, immobile et droit sur l'arbre de couche, au milieu des plâtras, des tuiles tombées. Il m'a regardé un moment avec son oeil rond ; puis, tout effaré de ne pas me reconnaître, il s'est mis à faire :
“ Hou ! Hou ! ” et à secouer péniblement ses ailes grises de poussière ; - ces diables de penseurs ! ça ne se brosse jamais... N'importe ! tel qu'il est, avec ses yeux clignotants et sa mine renfrognée, ce locataire silencieux me plaît encore mieux qu'un autre, et je me suis empressé de lui renouveler son bail.

hiboux024

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 07:30

LAC-SOIR.jpg

 

Le lac  (Lamartine:les méditations solitaires)


Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges
Jeter l’ancre un seul jour ?

Ô lac ! l’année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu’elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m’asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s’asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t’en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n’entendait au loin, sur l’onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m’est chère
Laissa tomber ces mots :

"Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

"Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

"Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m’échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l’aurore
Va dissiper la nuit.

"Aimons donc, aimons donc ! de l’heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;
Il coule, et nous passons !"

 

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu’on entend, l’on voit ou l’on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !


Je ne mets pas la poésie en entier  car elle est longue!

LAC-BANC.jpg

c'est le jeudi en poésie  chez Brunôlink

 

  Et Brunô ayant demandé de raconter un enterrement insolite, j'ai trouvé un faire-part d'enterrement que les bidasses envoyaient à leurs proches et amis , lorsqu'il ne leur restait  plus que cent jours  pour terminer leur service militaire :" la quille"

cent3


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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 16:30

Pour la poésie du jeudi chez Brunô:link

 

 Aujourd'hui, on revise les classiques:

 

Un de mes préférés: J'en connais  des parties entières par coeur

Le Cid (Corneille)

 

Résumé de l'intrigue:

 

Tirade de Don Diègue qui vient de recevoir  la plus belle gifle de sa vie!

 

ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers
Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?
Mon bras qu'avec respect toute l'Espagne admire,
Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire,
Tant de fois affermi le trône de son roi,
Trahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi ?
ô cruel souvenir de ma gloire passée !
Oeuvre de tant de jours en un jour effacée !
Nouvelle dignité fatale à mon bonheur !
Précipice élevé d'où tombe mon honneur !
Faut-il de votre éclat voir triompher le comte,
Et mourir sans vengeance, ou vivre dans la honte ?
Comte, sois de mon prince à présent gouverneur ;
Ce haut rang n'admet point un homme sans honneur ;
Et ton jaloux orgueil par cet affront insigne
Malgré le choix du roi, m'en a su rendre indigne.
Et toi, de mes exploits glorieux instrument,
Mais d'un corps tout de glace inutile ornement,
Fer jadis tant à craindre, et qui, dans cette offense,
M'as servi de parade, et non pas de défense,
Va, quitte désormais le dernier des humains,
Passe, pour me venger en de meilleures mains.

 

 

Et pour la tirade . de Rodrigue

.-" Nous partimes 500 ;.et par un prompt renfort..

( Les inconnus)

Don Diègue et le comte de Gomès ont décidé d’unir leurs enfants Rodrigue et Chimène qui s'aiment. Mais le comte, jaloux de se voir préférer le vieux don Diègue pour le poste de précepteur du prince, offense ce dernier en lui donnant un soufflet. Don Diègue, affaibli par l’âge et trop vieux pour se venger par lui même, remet sa vengeance entre les mains de son fils Rodrigue qui, déchiré entre son amour et son devoir, finit par écouter la voix du sang et tue le père de Chimène en duel. Chimène essaie de renier son amour et le cache au roi, à qui elle demande la tête de Rodrigue. Mais l’attaque du royaume par les Maures , donne à Rodrigue l’occasion de prouver sa valeur et d’obtenir le pardon du roi. Plus que jamais amoureuse de Rodrigue devenu un héros national, Chimène reste sur sa position et obtient du roi un duel entre don Sanche qui l'aime aussi et Rodrigue. Elle promet d’épouser le vainqueur. Rodrigue victorieux reçoit du roi la main de Chimène : le mariage sera célébré dans un délai d’un an.

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 14:04

Pour le jeudi en poésie de Brunô:link

Les éléphants


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Le sable rouge est comme une mer sans limite,
Et qui flambe, muette, affaissée en son lit.
Une ondulation immobile remplit
L'horizon aux vapeurs de cuivre où l'homme habite.
Nulle vie et nul bruit. Tous les lions repus
Dorment au fond de l'antre éloigné de cent lieues;
Et la girafe boit dans les fontaines bleues,
Là-bas, sous les dattiers des panthères connus.
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Pas un oiseau ne passe en fouettant de son aile
L'air épais ou circule un immense soleil.
Parfois quelque boa, chauffé dans son sommeil,
Fait onduler son dos où l'écaille étincelle.
Tel l'espace enflammé brûlé sous les cieux clairs,
Mais, tandis que tout dort aux mornes solitudes,
Les éléphants rugueux, voyageurs lents et rudes,
Vont au pays natal à travers les déserts.
D'un point de l'horizon, comme des masses brunes,
Ils viennent, soulevant la poussière, et l'on voit,
Pour ne point dévier du chemin le plus droit,
Sous leur pied large et sur crouler au loin les dunes.
Celui qui tient la tête est un vieux chef. Son corps
Est gercé comme un tronc que le temps ronge et mine;
Sa tête est comme un roc et l'arc de son échine
Se voûte puissamment à ses moindres efforts.
Sans ralentir jamais et sans hâter sa marche,
Il guide au but certain ses compagnons poudreux
Et, creusant par derrière un sillon sablonneux,
Les pèlerins massifs suivent leur patriarche.
L'oreille en éventail, la trompe entre les dents,
Ils cheminent, l'oeil clos. Leur ventre bat et fume,
Et leur sueur dans l'air embrasé monte en brume,
Et bourdonnent autour mille insectes ardents.
Mais qu'importent la soif et la mouche vorace,
Et le soleil cuisant leur dos noir et plissé?
Ils rêvent en marchant du pays délaissé,
Des forêts de figuiers où s'abrita leur race.
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Ils reverront le fleuve échappé des grands monts,
Ou nage en mugissant l'hippopotame énorme,
Où, blanchis par la lune et projetant leur forme,
Ils descendaient pour boire en écrasant les joncs.
Aussi, pleins de courage et de lenteur, ils passent
Comme une ligne noire, au sable illimité;
Et le désert reprend son immobilité
Quand les lourds voyageurs à l'horizon s'effacent.
Leconte De Lisle (originaire de l'ïle de la Réunion et enterré dans le cimetière marin de St-Paul de la Réunion )

 

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   Voir aussi l'article  chez  Jeanne "Fadosi" link : "Eléphants en miroir"

 


 

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 18:43

 J'adore ce poème 

Demain, dès l'aube...

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.


Victor Hugo


Pour la poésie du jeudi chez Brunô  link

Et le groupe corse: "A Filetta" ;  chanson du film "Le peuple migrateur"




carlos dji lac assal

Sur le lac Assal  à Djibouti

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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 17:34




J'ai appris ce poème italien quand j'étais au collège (je faisais italien  et j'ai même euun premier prix l'année du bac)
les sonnets de Pétrarque . à Laura.. la Divina commedia ..de Dante ..  j'adorais !
 Je le dédie à Ramu :http://ramu.over-blog.com/

Talor nell'ombra delle triste sere
Chiedo al bicchier, l'oblio, l'oblio di te
Ma tu, stai  sempre in fondo al mio bicchiere 
Come un limpido specchio dinanzi a me

Biondissimo fantasma evanescente
Che fiammeggiante di gentil pietà
Mi sorridi col grande occhio languante
Un sorriso che piangere mi fà.

J'ai retrouvé l'auteur:Giovanni Marradi.1875/1900
Traduction:
 Désormais,dans l'ombre des tristes soirs
Je dmande au verre l'oubli de toi
Mais toi, tu restes  toujours au fond de mon verre
Comme un limpide miroir devant moi

Très blond fantôme évanescent
Qui , flamboyant d'une gentille pitié
 Me souris d'un grand oeil languissant
Un sourire qui me fait pleurer

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